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Deuxième partie du voyage



Jeudi 1er décembre :

J’avais oublié de parler du vent qui a soufflé très fort hier dans l’après-midi sur la route et cette nuit. Impressionnant.
Ce matin le ciel est gris, le vent souffle beaucoup plus faiblement mais il ne fait pas chaud.
Après un tidéj correct, nous voulions aller sur Channel Islands au large entre Los Angeles et Santa Barbara pour voir les animaux marins, mais ça ne collait pas avec les plannings des bateaux, alors nous mettons quand même le cap sur la côte pacifique, mais plus particulièrement sur Pismo Beach, entre Santa Barbara et Monterrey, parce que j’ai lu sur un de nos guides que les papillons Monarch migrent à cette période et se posent quelques temps sur les eucalyptus de la plage. Alors on y va... 
 Sur la route des paysages complètement différents se succèdent, une immensité sans rien à l’horizon durant des miles et des miles, puis des champs immenses d’éoliennes puis des puits de pétrole sur une grande étendue, puis des vignobles et enfin forêts et bord de mer.
 Quand on arrive à Pismo, il fait bien meilleur et le soleil est là.

On se choisit un hôtel très moyen par l’intermédiaire d’un coupon-réduction découpé dans un journal récupéré chez Dennys, le restaurant d’hier. Ce sont des journaux qui ne servent qu’à ça.
En bord de Pacifique sinon c’est un peu cher, les coupons sont un bon moyen de pouvoir se loger à moindre coût.

Puis on file à la recherche des Monarchs. Et on les trouve.

Bien entendu, les eucalyptus étant un peu haut, il est un peu difficile de les voir et surtout de les photographier mais on y arrive tout de même. Il y en a pas mal, et certaines parties du feuillage des arbres sont entièrement recouvertes par les papillons. 

Puis sur le chemin du retour, la curiosité nous amène chez un vendeur de camping-cars, gentiment le gars nous autorise à visiter tout ce qu’on veut. Alors on ne se gêne pas. 

Ce sont de vrais appartements bien confortables à un coût relativement intéressant, à méditer pour l’avenir...



On poursuit notre petite balade sur la plage et on fait quelques photos des surfers dans le coucher de soleil. Cliché, cliché...


Vendredi 2 décembre :

Petit déjeuner le pire du séjour, machine à café en panne et rien d’autre à la place... quelques petits gâteaux merdiques et hop c’est envoyé ! Bon appétit !

Je n’ai même vu personne à l’accueil de l’hôtel pour rendre les cartes-clés de la chambre, je les ai glissées dans une petite trappe... Quel accueil chaleureux...

Bon nous partons faire un dernier coucou aux papillons puis nous filons sur la côte Pacifique, entre Pismo Beach et Monterrey.

Journée extrêmement riche en rencontres animales et paysages magnifiques. 

Tout d’abord, on passe devant un château de mégalomane (ancien magnat de la presse) 165 pièces, des jardins extraordinaires, des piscines, etc... on ne va pas le visiter car il faut attendre trop longtemps pour voir la partie qui nous intéresse.
 Ensuite, une multitude d’écureuils sur les rochers nous retient quelques minutes, peu farouches, ils attendent quelques friandises... que nous n'avons pas...
des éléphants de mer rigolards ou ensommeillés... et plus bas, certaine personne que je ne nommerai pas et qui vient les épier...










 des paysages côtiers absolument grandioses, et des oiseaux sympas... comme ce merle d'Amérique qui vient s'intéresser à notre repas.






et ci-dessous un troupeaux d'élans

   

 et une colonie de cormorans...
et des chasseurs en activité, tels le renard ou le héron blanc...





  et quelques charognards...



Mais il y a tout de même eu un drame durant cette journée qui aurait pu être totalement formidable mais qui va rester exceptionnelle, en effet, nous sommes stoppés sur la route par une file de voiture impressionnante, moteur arrêté... Que se passe-t’il ? Nous arrêtons aussi notre moteur après nous être garés tant bien que mal sur un parking de buvette. Nous sortons de la voiture et marchons un peu pour savoir se qui se passe et là, stupéfaction, la colline devant nous est en feu et les pompiers s’activent pour juguler l’incendie, avions en renfort, je rate la photo de l’avion qui envoie sa poudre rouge fluo sur les flammes...

Nous sommes bloqués pendant plus de 2 heures avec une crainte... notre réservoir était presque vide, allons-nous arriver sans problème jusqu’à une pompe lorsque nous allons repartir au ralenti ? La nuit tombe et nous sommes toujours bloqués... un peu d’angoisse quand nous repartons sur une seule file en traversant le bataillons des voitures de pompiers... enfin, quelques miles plus loin, une pompe à essence à un prix exhorbitant, les enfoirés... ils sont seuls ou presque sur le trajet et ils en profitent, bon, on n’en prendra que pour 20$... et on verra la suite demain.
On finit par s’arrêter à un hôtel à Monterrey, pas mal, un motel Super8 puis on va manger, très bien, dans un resto presqu’en face de l’hôtel puis on pourra dormir, épuisés que nous sommes.

Samedi 3  décembre :

Petit déjeuner vite fait puis on remonte la côte en direction de Monterrey où l’on veut visiter l’aquarium, qui est réputé. On l’avait déjà vu lors de notre premier voyage dans l’ouest et il nous avait impressionnés.

Grosse surprise en arrivant à Monterrey, tous les parkings sont payants mais nous pensons qu’avec le prix de l’entrée à l’aquarium nous avons un accès au parking gratuit... le prix de l’entrée à l’aquarium 30$ par personne ! et bien non, il faut payer le parking en plus 15$ ! bon 75$ en tout pour voir des poissons, aussi beaux soient-ils, cela nous paraît un peu exhorbitant alors nous repartons en direction de Santa-Cruz, au nord de Monterrey. 

En route, nous nous arrêtons à l’Elkhorn Slough National Esturarine Research Reserve, des marécages qui abritent un grand nombre d’espèces d’oiseaux, un peu comme notre Baie de Somme. 
Donc nous faisons une grande balade dans ces marais, l'hôtesse du Visitor Center nous prête deux paires de jumelles, et nous marchons tranquillement au milieu de cette nature sur quelques sentiers différents, environ 7,5 km.
C’est sauvage, tranquille, reposant, intéressant mais difficilement photographiable, nous observons essentiellement à la jumelle, car les oiseaux sont un peu loin pour les photos. 
Ensuite, nous repartons sur Santa-Cruz où l’on se dirige tout de suite sur le lieu nommé Natural Bridge State Park, en bord de mer et qui abrite aussi une colonie de Monarchs en migration. Toujours dans les eucalyptus, beaucoup beaucoup de papillons... 
mais aussi un beau geai bleu. 
Puis nous nous cherchons un hôtel, nous nous arrêtons au Super 8, comme la veille. C’est samedi et les prix sont plus élevés, je dis à la réceptionniste que c’est trop cher pour notre budget et gentiment elle me baisse le tarif de 10$, c’est plutôt sympa pour un bord de mer.

Les décorations de Noël s’installent un peu partout, c’est une débauche de lumière tant pour les bâtiments publics que pour certains particuliers. 



Les restaurant du bord de mer affichent des prix qui nous dissuadent d’y pénétrer alors nous allons manger en ville et là nous trouvons un resto très sympa, grâce à la “gamine”, toujours... bon, prix correct, deux fois moins cher qu’en bord de mer (comparaison faite sur la clam chowder, notre soupe préférée
De retour à l’hôtel, pfttt, Internet ne fonctionne pas, pas de journal jusqu’à demain... et réveillée à 4 heures du matin, je m’y remets... et ça ne fonctionne pas mieux, tant pis je continuerai ce soir... et j’y insèrerai les photos... attendons un peu.





 



Dimanche 4 décembre :

Petit déjeuner encore vite fait puis on quitte Santa Cruz. On tente d’aller à Mystery Point, un endroit où la gravitation n’est pas ce qu’elle devrait être, les arbres poussent de travers, une balle, c’est écrit, peut remonter une pente, on veut voir... et mince, c’est fermé... Ark...


Sur la route, en direction de San Francisco, on s’arrête dans un bled, Saratoga, pour satisfaire une vessie un peu trop gonflée à mon goût, et on rencontre une asiatique qui nous parle du parc japonais Hakone à la sortie du village. Nous y allons donc, le jardin est sympa, tranquille, joli, dommage en automne il y a moins de fleurs...







Puis on repart, on rencontre une aire où il ne se passe rien mais où tout le monde s’arrête...  et on fait de même, il faut dire que c’est au sommet d’une côte très sinueuse et interminable et avant une descente du même acabit.





Ensuite, on passe, grâce à la “gamine”, dans le Big Basin Redwood State Park où nous sommes impressionnés par les sequoias sempervirens, imputrescibles, ininflammables, inattaquables par les termites et qui peuvent vivre jusqu’à 2000 ans, mazette !




Enormes, majestueux, mais non photographiables car beaucoup trop grands.



Après cette visite aux séquoias, nous remontons la côte jusqu’à San Francisco en nous arrêtant voir quelques plages,
un phare entouré de beaux rochers...



sur lequels se prélassent des phoques observant un pêcheur


et nous décidons de rejoindre l’aéroport de San Francisco, non pour revenir en France, nous ne sommes pas pressés, mais pour changer de voiture chez le loueur Alamo car la nôtre montre des signes de faiblesse, elle râle dans les côtes et le compte-tours s’affole.
Pas de souci, nous prenons la même en beige, en plus propre et avec le plein.
J’en avais choisi une autre mais Daniel n’en a pas voulu car le siège passager n’était pas chauffant... il devient difficile ce garçon, il oublie qu’il devra se contenter, dans quelques jours, d’un Scenic tout pourri...
Bon après cela, il est temps de penser à trouver un hôtel, pas trop difficile nous allons dans le même que le jour de notre arrivée avec un bémol, 15$ de plus... puis nous allons manger dans un resto typique américain, c’est-à-dire avec des télés partout qui retransmettent un match de foot américain et où la nourriture nourrit mais ne se déguste pas. Il n’y a guère que le vin qui soit bon et bien entendu la clam chowder, je pourrai en manger tous les jours !



Lundi 5 décembre :

Petit déjeuner correct au Regency Inn puis départ vers le nord de San Francisco.





  
 

N’oublions pas l’île d’Alcatraz que nous irons probablement visiter si c’est possible en fin de semaine.





Après cela, nous nous dirigeons vers Point Reyes, une péninsule au-delà de la faille de San Andreas mais nous ne nous y attardons pas car nous pensons aller voir les baleines à Bodega Bay... pfttt elles ne sont pas encore là... alors nous remontons encore vers le nord pour nous rapprocher de Legget, un tout petit bled dans lequel se trouve le plus gros sequoia de Californie, connu car une voiture peut passer dessous.

Bon c’est encore loin, et la nuit arrivant nous tentons de trouver un hôtel sur la route, on en fait des villages, les hôtels sont hors de prix ! On finit par en trouver un à Point Arena... enfin si on peut appeler ça un hôtel... l’accueil est tenu par un type tout crado, le bureau est tout crado lui-même... bon on va quand même prendre la chambre. Inutile de la raconter, c’est un trou à rat avec même pas l’eau chaude... on a fait couler l’eau un sacré bout de temps et pas d’eau chaude... et il ne fait pas chaud...
Bon on va manger - à même pas 6 heures du soir - car le crado nous a dit que tout fermait tôt par là...
Et bien on ne trouve même pas de restaurant... alors on rentre dans une épicerie qui a 3 ou 4 tables et qui sert de la soupe de lentilles, bonne d’ailleurs, on achète également de la pita, du fromage et du jambon pour compléter notre festin et penser au petit déjeuner du lendemain... c’est un peu une journée de loosers... mais bon il en faut bien une pour pimenter un peu ces vacances plutôt réussies.
Arrêtons-nous sur cette pensée pour aujourd’hui.



Mardi 6 décembre :

Vite quitter cet hôtel pourri, sans se doucher vu qu’il n’y a pas d’eau chaude et qu’il ne fait pas très chaud non plus... Nous partons vers 8 heures et sans petit déjeuner en direction de Leggett, village minuscule célèbre pour son Drive Thru Tree - j’y reviendrai plus tard.


En route, nous nous arrêtons à Fort Bragg, dans un bar à côté de la gare pour un petit déjeuner copieux qui va nous requinquer. L’endroit est sympa.


On voit même une vieille locomotive à l’intérieur.


La gare est conservée pour un train qui parcourt 67 km en 7h30... dans de très beaux paysages entre  Fort Bragg and Willits, le Skunk train.

Puis on passe encore devant de très beaux paysages marins avec ou sans phoque.








Et on arrive à Leggett et on rentre dans le parc qui contient ce célèbre séquioa sous lequel on passe en voiture. Impressionnant, 2400 ans, rien que ça ! plus de 115m de hauteur.


 



Un petit tronc qui nous montre que nous ne sommes des vulgaires vermisseaux…




Puis nous nous dirigeons vers Giants Avenue dans le Redwood State Park, sequoias millénaires, impressionnants. Que nous sommes petits... on le savait déjà mais à ce point...




Voilà, après nous repartons vers l’hôtel que nous avons choisi et qui n’a absolument rien à voir avec celui de la veille... confortable, propre, hôtelier sympa, qui nous indique un super restaurant. Ouf, la fin de journée sera meilleure que la précédente. 


Mercredi 7 décembre :

Après un petit déjeuner tout à fait correct, nous partons en direction de San Francisco en faisant confiance au plan de la Californie et la “gamine” qui sait nous indiquer des coins sympas que l’on ne trouve pas forcément dans les guides. Et aujourd’hui c’est  le cas.

Je vois qu’elle nous indique un endroit qui me tentait déjà un peu, juste comme ça... Clear Lake, déjà le nom me faisait penser que ça pourrait nous plaire.

En fait il s’agit d’un State Park, au bord d’un lac d’une limpidité incroyable. Le ciel bleu, la tranquillité du lieu et une incroyable faune qui vit là nous a fait passer une matinée formidable.




Et voici un échantillon de tous les animaux que nous avons pu photographier au bord de ce lac...



Héron cendré, héron blanc, seul ou en couple...




Et la biche, bien que craintive, n’a pas arrêté de manger les arbrisseaux un peu secs... 
mais elle tendait l’oreille...

Quant aux cormorans, il se doraient au soleil dans l’attente d’un plongeon nourricier.


























Ne parlons pas des écureuils, geais bleus et canards que l’on voit tous les jours. Canards, canards... oh ! j’allais oublier les oies bernaches qui nous ont accueillies à notre arrivée.
Les oies bernaches arrivent tout droit du Canada pour passer l’hiver en Californie.





Nous avons rencontré le faon en repartant du Clear Lake, il broutait avec un copain en bordure de route.
Ensuite, toujours grâce au plan et à la “gamine” et toujours sans les guides, nous allons voir un des 3 geysers les plus réguliers au monde, une éruption toutes les 10 minutes maximum avec un jet d’une hauteur moyenne de 20m et qui peut atteindre jusqu’à 50 m.


A côté du geyser une ferme avec lamas et Jacob Four Horn sheep, un drôle de mouton à 4 cornes comme son nom l’indique ainsi qu’un animal étrange qui doit avoir des problèmes de digestion... mais, tiens, où est passé Daniel ?


Puis on traverse la Napa Valley, connue pour ses vignobles. Je veux m’arrêter et acheter une bouteille à siroter tranquillement le soir... mais à chaque fois que je vois “dégustation” ou plutôt “tasting”, pffftt, nous sommes déjà passés, notre voiture est trop rapide - serait-ce le chauffeur ?


Pas grave, j’en achèterai une à San Francisco, ce n’est pas si loin.
Bon, on arrive à San Francisco dans les embouteillages et voilà qu’on voit une voiture en feu sur le bord de l’autoroute. Ça brûle bien une voiture, me dit Daniel...

   






Et on arrive assez rapidement à l’hôtel, malgré les embouteillages, en fait même bien chargées, les autoroutes sont assez bien fichues et le flot de voitures avance bien. 

Nous avons pris toujours le même hôtel à San Bruno, ceux de San Francisco sont décidément chers avec des commentaires de voyageurs assez rédhibitoires. 
Au moins, celui-ci on le connaît et on sait qu’il n’est pas si mal que ça.

Et puis on a la voiture pour bouger.

Après notre arrivée, on file à la laverie, on a une grosse lessive à faire. Pendant que le tambour travaille pour nous, on commence à trier et recadrer les photos sur l’ordi... pas de temps perdu.
Puis on va se restaurer, pas trop mal avant d’aller faire une plongée dans les bras de Morphée.


Jeudi 8 décembre :

Allez, après un petit déjeuner vite expédié, gaufres, céréales et café, nous partons décidés à réserver une sortie en bateau pour voir les baleines. J’ai repéré un site sur Internet qui me paraît plutôt bien, je relève l’adresse et on y va... ben ça alors, à l’adresse... des bureaux... je demande à une femme qui travaille là et elle me dit que la société a déménagé quelques bâtiments plus loin. Nous allons où elle nous indique d’aller... re-bureaux ! On rentre quand même et un homme très sympa cherche pour nous, téléphone un peu partout et nous donne une excellente indication, Pier 39 ! En fait, c’est là que se font la plupart des réservations maritimes.
On y va et on finit par trouver le bon bureau, quelle pugnacité !
Bon, ça y est nous avons nos billets pour samedi.
Les phoques du Pier 39



En attendant, la matinée est passée, nous avions prévu de faire un grand circuit autour de San Francisco et nous n’aurons pas le temps aujourd’hui, alors on change de programme et on achète des billets pour aller à Alcatraz.


La suite en images...



La salle de douche qui servait une fois par semaine.



Les indiens ont revendiqué ce territoire et l’ont occupé durant 19 mois à partir de novembre 1969.
La prison a cessé de fonctionner en mars 1963.



Un prisonnier célèbre dans le
quartier de haute sécurité.












La cellule du quartier de haute sécurité était encore plus petite que celle-ci et les prisonniers de voyaient pas la lumière.


Il s’agit d’une des cellules rendues célèbres par le film “Les évadés d’Alcatraz” avec C. Eastwood. L’évasion s’est faite réellement par ce trou creusé à l’aide d’instruments de fortune réalisés avec des cuillères.


Une allée de cellules.
La fermeture était automatisée et était gérée par les gardiens en bout d’allée.


Les détenus
les plus célèbres :











Nous revenons à la nuit tombante sur San Francisco, nous apprécions le paysage depuis le bateau qui nous raccompagne au port. Il fait un peu frisquet dès que le soleil se couche alors nous prenons ces photos de l’intérieur. Heureusement que les vitres sont propres.  



Il est impressionnant de voir comment les cargos peuvent être chargés, celui-ci porte un nombre de containers incroyable.



Pour finir la soirée, nous allons dîner dans un bon resto sur le port, chez Grotto, en regardant nager les phoques.


Allez, il est temps de rentrer à l’hôtel et de raconter tout ça sur le journal, mais avant, encore une petite photo sur le Pier 39 qui s’anime le soir et une autre sur la route par la fenêtre de la voiture...


 


et il serait peut-être temps de présenter la gamine à ce journal, non ?


Vendredi 9 décembre :

En remontant de la salle du petit déjeuner, surprise, notre carte-clé ne fonctionne plus dans la serrure, je vais à la réception la faire réactiver mais macache, rien à faire, la porte reste close.
Alors le gars de l’accueil monte avec outils, réactivateur, et “mascagne” pendant un bon bout de temps avant qu’on puisse rentrer dans la chambre...
Bon après ce petit aléa, nous partons faire le 49-mile-drive, un circuit voiture et à pied sur 49 miles qui montre à peu près tous les lieux touristiques.
On commence par le Civic Center, puis le quartier japonais qui ne nous intéresse guère puis on passe par financial discrit, Coit tower (et oui elle s’appelle comme ça), par le quartier chinois dans lequel on reviendra dimanche, par le Presidio, immense parc magnifique habité par des militaires plutôt privilégiés, Palace of Fine Art - un bâtiment un peu pompeux mais beau, puis le parc Lincoln lequel abrite Legion of Honor.
Legion of Honor, malgré son nom qui pourrait nous induire en erreur est en réalité un musée absolument magnifique. Mais quelle surprise, nous sommes accueillis par le Penseur de Rodin, et oui, il est aussi à San Francisco... la surprise ne s’arrête pas là, à l’intérieur plein de sculptures de Rodin, dans l’expo permanente, beaucoup d’artistes français du XVIIIe et du XIXe, des impressionnistes dont Manet et Monet, du Renoir, des anglais comme Bacon, enfin énormément d’oeuvres magnifiques, puis l’expo pour laquelle nous sommes entrés dans ce musée, Pissarro, une expo superbe avec des oeuvres prêtées par la France, par des collectionneurs Suisses... et par beaucoup de pays, nos artistes français ont une sacré côte.
Nous nous régalons de toutes ces oeuvres et quand nous sortons de là et bien il est trop tard pour poursuivre le 49-Mile-Drive alors tant pis, nous nous dirigeons vers hotre hôtel et nous nous arrêtons devant un pâté de maisons fantastiquement décoré pour Noël, toutes les maisons ou presque ont fait une débauche de décorations ahurissantes... alors photos, photos et re-photos puis nous allons manger à San Bruno, le resto nous fait poireauter une bonne heure... il y a beaucoup de monde le vendredi soir.
Puis hôtel et rédaction du journal, mais à moitié car j’intègrerai les photos demain, j’ai trop sommeil d’autant que demain, il faut qu’on parte vers 6h30 pour rejoindre le bâteau qui va nous emporter vers les baleines...
….
Donc, je reprends et voici les photos de cette journée.


Maisons du Presidio et Palace of Fine Art
  


Photos prise au hasard des rues
                          


Musée de Legion of Honor dans le Parc Lincoln et Le Penseur de Rodin qui est un vrai car il s’agit d’un des 3 exemplaires qu’il a signés
                   
Encore Rodin avec le “Christ et la Madeleine” et “le Baiser”, puis un des 300 nymphéas de Monet, du Caillebotte...
           

Un autoportrait de Pissarro, des peintres américains : David Park, Dong Kingman

   
et un que nous avons particulièrement aimé
John Langley Howard


et ça, ce n’est pas une peinture... en sortant du musée nous avons eu cette belle lumière sur San Francisco


J’ai failli oublier de mettre les photos des décos de Noël dont je parlais un peu plus haut, en voici donc un échantillon.

 


Samedi 10 décembre :
Debout à 6 heures et un peu fébriles, nous partons sans le petit déjeuner mais avec des provisions, pour notre rendez-vous avec les baleines.
Nous sommes à 7h30 pétantes à l’embarcadère et à 8 heures, nous embarquons sur le Kitty Kat avec 18 autres personnes plus notre accompagnateur - dont j’ai oublié le nom - et bien sûr notre Capitaine, Tom.
 

La traversée jusqu’à Farallon Islands est très agréable, un peu frisquet ce matin sur le bâteau.
Les îles sont à 27 miles (43 km) de San Francisco. En route - si l’on peut dire - nous voyons plusieurs compagnies de guillemots, nous pensions qu’il n’y en avait que dans les pays froids mais l’hiver on en trouve jusqu’en Californie. Nous arrivons vers 10 heures près des îles où nous voyons des colonies de phoques, des pélicans, des cormorans... et j’en oublie certainement.
L’île qui est un Parc National de Californie, sanctuaire dédié à la faune marine, protège les animaux sur un immense rayon, pêche interdite, aucun bâteau n’a le droit d’y croiser, sauf ceux qui sont agréés par le Parc National. Donc les mammifères y sont tranquilles.
En plus, près des côtes de ces îles, il y a des eaux très profondes qui favorisent la production de plancton et de krill dont se nourrissent les cétacés.
C’est un des rares endroits au monde où l’on peut observer des baleines toute l’année.
Notre capitaine ayant l’oeil et le bon pour repérer ces grosses bêtes ne tarde pas à nous signaler la présence de notre première baleine grise.
D’abord, un jet, puis on voit la masse de son corps, puis le dos qui se courbe et la queue qui jaillit hors de l’eau lors du plongeon.





Très difficile à photographier car tanguage et roulis du bâteau et ça va assez vite, mais nous avons eu la chance de pouvoir observer la scène à plusieurs reprises.


Entre deux apparitions de la baleine,  nous observions les colonies de phoques et nous nous sommes régalés !
Nous sommes restés 2 heures sur place puis en revenant sur San Francisco, nous avons eu la chance de voir 2 bancs de dauphins qui passaient à côté de notre bâteau.


Quelques vues depuis le bâteau pour le souvenir...

   
Un accueil plutôt sympa au débarcadère, observation et petite chorégraphie...

 

 

De retour à San Francisco, nous avons baguenaudé sur le Fisherman’s Wharf (le port très animé de Frisco) et nous avons dîné à 16h30 ! un peu tôt mais il n’y a pas d’heure pour manger aux Etats-Unis.
Un excellent repas chez Aliotto’s, resto italien avec une belle vue du port. Une clam chowder incomparable et des fruits de mer irréprochables et un bon petit vin blanc pour moi, Daniel est resté à l’eau, il n’a pas osé commander une “lemonade” dans un resto un peu classieux.

  


Ensuite un petit tour dans un centre commercial où rien ne nous a tentés puis retour à l’hôtel, j’ai du retard dans mon journal et dans le tri des photos...
Bon ça y est j’ai fini, seulement une journée à raconter puis nous rentrons en France.


Dimanche 11 décembre :

Dernier jour de vacances, demain on reprend l’avion... pffttt...
Bon profitons-en tant que nous sommes là.
Aujourd’hui on termine le 49-mile-drive qu’on avait commencé avant hier.
Les photos raconteront le reste.


La plage par temps gris est toujours aussi belle


Non loin de la plage, le Dutch Mill, aussi authentique que les moulins hollandais.


Les vues suivantes ont été prises à partir des collines de Twin Peaks qui dominent la ville.
Un panoramique côté Baie et le Financial District.
 




 


Puis nous nous descendons la célèbre Lombard Street, aux virages et à la pente impressionnants. Et là justement la pente est adoucie par les virages, dans certaines rues, la pente est si raide que nous sommes assez impressionnés de les monter ou de les descendre en voiture.
Quand on les monte, on ne voit qu’au dernier moment ce qu’il y aura de l’autre côté et quand on attaque la descente, on espère que les freins tiennent le coup...

Ensuite, nous nous garons dans un parking entre Coit Tower (non Alain, ce n’est pas une blague...) et Chinatown. Nous commençons par Coit Tower, la pente des rues est raide elle aussi (Alain, ne rit pas!). La vue de la Tour nous permet de cerner tous les quartiers.

Généralement, il y a une tour comme ça dans toutes les grandes villes.


 
Cette tour doit son nom à une Madame Coit qui l’a fait ériger.


Au rez-de chaussée de la tour, on peut voir de très belles fresques dont voici un échantillon.



Bay Bridge vu depuis la tour, les autres photos prises de cet endroit ne présentent que peu d’intérêt.


Sur le chemin qui nous conduit à Chinatown, nous craquons devant la “Maison Bleue” qui est accrochée à la colline, on y est venu à pied... je doûte que ce soit la bonne mais l’histoire est trop belle.

Ensuite, nous flânons dans Chinatown en se faisant la reflexion que cela doit être le seul endroit au monde authentiquement chinois tellement les villes comme Pekin et ChangaÏ se sont occidentalisées






Et toujours dans Chinatow, l’emblème de San Francisco, le Cable Car, les aiguillages sont toujours manipulés à la main par le machiniste.



Voilà, il est temps de refermer ce petit journal qui nous aura accompagnés durant 5 semaines.
Mais avant un petit bilan :
- Environ 9600 km parcourus (d’après la gamine que nous n’avons pas eu le premier jour).
- Un seul jour de pluie, un jour de vent et un jour gris sur 5 semaines
- Pas de gros pépin... une première ! mais attention, il y a encore le retour... croisons les doigts.
- 870$ de carburant...
- pour les autres dépenses, je ne préfère pas compter, ce qui est sûr c’est qu’il faudra travailler dur en rentrant à la maison...


That's all folks !




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